Joël Bédard-Marcoux

Architecte-paysagiste
Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Saint-Léonard, Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Montréal-Nord, Anjou
S’engager dans le verdissement de Montréal représente un engagement profond, durable et profitable sur bien des points de vue.

Pouvez-vous vous décrire en quelques lignes et indiquer votre lien avec ILEAU.

Je participe au Projet ILEAU à titre d’architecte paysagiste pour le volet des établissements de santé. En d’autres mots, je suis responsable de la conception des plans d’aménagement de plusieurs projets et je m’occupe du suivi global du projet auprès des différents acteurs concernés.

Quelles ont été vos motivations à vous engager dans cette opération ?

Titulaire d’un baccalauréat en urbanisme et d’une maîtrise en architecture de paysage, c’est d’abord par amour pour ma ville que j’ai décidé d’entreprendre des études en aménagement. Le projet ILEAU constitue donc pour moi une belle opportunité de redonner à Montréal et de m’impliquer dans la mouvance verte de ma ville.

Quels sont les bénéfices que vous retirez de ce projet ?

Au-delà des bénéfices reliés à la diminution des îlots de chaleur ou au renforcement de la biodiversité dans la ville, je crois qu’au final le plus beau bénéfice que fournissent les projets sur lesquels je suis impliqué, est celui de bonifier le milieu de vie des nombreux résidents des centres d’hébergement participants à ILEAU.

Quelles sont les missions d’un bûcheron de l’asphalte à vos yeux ?

À mes yeux, un bûcheron de l’asphalte participe à la valorisation de la nature en ville. Que cela se fasse par des actions concrètes ou non, l’important est d’en parler. C’est en sensibilisant les autres que les mentalités changeront et qu’ultimement, plus d’espace sera accordé à la nature ou la végétalisation de certains secteurs sensibles.

Quel serait votre message pour inviter les acteurs montréalais qui vous entourent à devenir des bûcherons de l’asphalte ?

Je dirais simplement que s’engager dans le verdissement de Montréal représente un engagement profond, durable et profitable sur bien des points de vue. Pour nos aînés, pour ma génération et celles qui suivent.

Quel est votre rêve pour le Montréal de demain ?

Je rêve du jour où les Montréalais privilégieront les instances décisionnelles qui valorisent le collectif au détriment de l’individualisme. Il faut projeter notre ville dans l’avenir afin de déceler les décisions qui doivent être prises maintenant.